Réminiscence
Évocation Dimanche à Chatenay-Malabry. J e revois le salon aux larges portes fenêtres donnant sur un balconnet garni de plantes en pots, qui, dans leurs parures d’hivernage attendent le retour du printemps. Les rideaux blancs et gris, fantomatiques, font comme une brume, un masque de douceur sur l’extérieur.. La lumière crue de l’hiver se filtre à travers. Les meubles sont à leur juste place, le canapé de cuir noir et son tapis de couleurs, les guéridons portants fièrement des faïences de Moustier, les tableaux et photos sur les murs d’un bleu gris très clair sont des ouvertures sur des paysages lointains, ici l’immensité neigeuse et le sauvage d’un loup qui vous fixe, là l’exotisme d’une jungle où coassent des grenouilles bicolores et dangereuses. Je peux passer des heures dans ces photos... Ici encore le portrait de mon arrière grand-mère, profil jeune, dont on ne pourra jamais accrocher le regard portant sur d’infinis mystères. Parfois j’essaye et me concentre le plu...